12 mai 2010

Journal de bord islandais (1)

Vendredi 7 mai

J'ai lu tout Indridason, écouté tout Björk, Sigür Ros et Emiliana Torrini : je peux affronter l'Eyjafjallajoküll !
J'arrive très en avance à Roissy et j'en profite pour acheter mes clopes, mon pique-nique du midi et aussi faire une pause pipi. Juste à côté des wc, ça commence fort, je tombe sur :



C'est l'heure du ckeck-in. Juste devant mes compagnons de vol, des passagers qui s'apprêtent à partir pour Athènes. Ca doit être le comptoir des voyageurs qui ont le goût du risque : n'ont pas peur les gens, entre la crise économique et le volcan.
Un groupe de super aventuriers encore plus casse-cou que tout m'accompagnent : des guides de haute-montagne, débarqués de leur Savoie, qui partent avec un barda pas possible : skis, sacs étanches, bidons...
Passée cette étape, je me dirige vers la porte d'embarquement où m'attend une expérience typiquement post-11 septembre : le contrôle des bagages. J'ai gardé mon sac de voyage qui ne pèse pas bien lourd, mais j'ai encore 2 ou 3 bricoles qui créent la suspicion. Une ceinture, mes boots à boucle métallique et ma bouteille de San Pellegrino qu'il me faut sacrifier.

Décollage : 15h.
Un des guides aventuriers, qui doit bien mesurer 2m, se dandine pendant tout le vol sur son siège, même s'il est installé sur une rangée avec de l'espace devant pour ses jambes. Pressé d'en découdre avec la nature, le garçon.

On survole l'Ecosse. Puis arrive l'Islande. Au-dessous des nuages, des plaines enneigées, des cratères des volcans et des fjords...




Sur place, je suis tellement cool que je loupe le bureau de change et tous les passages obligés : douane, bureau d'information...pas grave, on est ailleurs.
J'achète un billet pour le Flybus qui me conduira à mon hôtel, et on verra après. Vais faire Reykjavik, ensuite j'irai me tremper au Lagon bleu, et je consacrerai une journée au Cercle d'Or. A peine quitté la zone aéroportuaire qu'on se sent déjà très dépaysé. La lande est caillouteuse et désertique et il n'y a absolument rien. J'adore !

On arrive à l'hôtel, très moche mais visiblement fonctionnel et surtout très confortable. J'hérite d'une triple car plus aucune single n'est disponible : "comme ça, vous pourrez vous étaler" me dit la réceptionniste. Je dépose mon sac, et je file en direction du centre-ville. Il faut bien 20 mn de marche dans des zones pas très fréquentées pour atteindre ce qu'on appelle le centre-ville : 3 rues et une place. Enfin j'exagère...à peine. Les maisons sont majoritairement en bois ou en tôle ondulée, et colorées : bleu, vert, rouge, jaune...On dirait un peu un village de pêcheurs, un peu une cité fictive construite pour le tournage d'un film. C'est super bien entretenu et il y a pas mal de petites boutiques mignonnes et de bars cosy.




Crevant la dalle, je me jette sur un snack qui propose une pléthore de sandwiches chauds. Mon choix se porte sur un boeuf-oignons-cornichons, fondant à souhait. C'est la délivrance de l'estomac.

J'ai repéré grâce à ce petit tour by night des souvenirs à rapporter : pulls en laine de mouton (très sexy), polaires et autres bonnets, bijoux en lave, objets en bois...j'oserais bien le saumon fumé et le skyr, fromage blanc islandais assez compact.

Une fois rentrée de ma grande balade (3h à crapahuter quand même), je me jette sur mon lit deux places et passe une nuit parfaite.

2 commentaires:

Lislandais a dit…

... et alors finalement, cet Eyjafjallajoküll, l'avez-vous rencontré ?

Lili a dit…

De très très loin, puisque j'ai aperçu surtout le nuage de cendres qui s'en dégageait...On a du mal à imaginer que ça puisse autant perturber le trafic aérien d'ailleurs !